Presse

DoWnTaO ↗

Downtao : Vertigo Opus 11

par Barney · 17 novembre 2007

Voilà un projet qui me tient à cœur ! Downtao est la rencontre entre Jérôme Paressant et Catherine Letinturier. Pour vous définir leur ‘son’… pas facile !!! C’est conjointement de l’abstract beats, de l’électronica (les programmations de Jérôme sont somptueuses et envoutantes !), du jazz expérimental ou guitare, clarinettes ont le droit de citer et une bonne dose de trip hop au sens noble du terme !Le bpm dépasse rarement le 100. ‘Etranges Illuminations’, ‘Mr Arcana & The Jazz Peanuts’, ‘Focus & Elevation’… ‘L’expérience de la Neige’ avec la voix éthérée de Catherine… 16 titres au dépaysement complet et qui en live doit être une bien belle expérience. Une question : Jérôme Paressant a t’il pensez au cinéma, car voici un compositeur né ! Je suis conquis et espère une sortie vinyle… Bientôt en bac. 4.5/5

DoWnTaO « art-kaïk »

D-SIDE N° 32, janvier -février 2006
DoWnTaO, projet électronique mené par le seul musicien et auteur Jérôme
Paressant (membre du très remarqué Abraxas Projekt et collaborateur
d’Anassane, Nang-Faa et Lys, entre autres), est distribué de manière
prioritairement numérique via les services de Believe. Initiative originale donc,
qui offre sur Art-Kaïk une démonstration supplémentaire et appréciable de la
maîtrise de l’hypnose et de la création ambiante désormais connues chez
Paressant. Une percussion mesurée perce des amalgames de textures froides
et aquatiques (“Tiqqun”), se fait plus frontale et rejoint un souci plus bruitiste,
quasi industriel sur le très world et jazzy “Les Vagues”. L’échantillonnage
hybride alors formes acoustiques et vibrantes dans un souci climatique
constant. Se joignent ici en un même ensemble électro eighties (“Les jungles
pensives”), cordes néo-classiques rampantes (“Ici & maintenant”), ou electrojazz
et trip-hop ( “Mr Mystik”). Plutôt explosé musicalement, DoWnTaO fait
montre d’une capacité permanente à régénérer son propos qui fait grand
honneur à Paressant. A suivre…
Emmanuel Hennequin

TOHU-BOHU, N° 3, novembre 2005
Attention OVNI musical en approche ! “Art-Kaïk”, premier album de DoWnTaO,
fruit de cinq années de travail, est sorti sur le label Oceanik Créations. Enfant
des musiques électroniques, il nous livre ici une électro hybride, boostée à la
drum’n’bass, plombée par le dub, ou possédée aux rythmiques envoûtantes.
Un pur voyage dans l’univers de DoWnTaO, à la fois sérieux et sensible : la
“downtempo-ambiant”. A la croisée des chemins entre Aphex Twin, Amon Tobin
ou Bill Laswell. “Art-Kaïk” est un premier album bien abouti, original et
prometteur. Les tracks sont de qualité, riches et travaillées. A écouter d’urgence
sur http://www.believe.fr, et disponible sur de nombreuses plateformes de
téléchargements légales. Cet album est également disponible en support CD-r
fabriqué à l’unité.
François Baron aka Pacemaker.

Abraxas Projekt ↗

Abraxas Projekt : Baraka Visions

par Jean-Daniel · Publié 8 décembre 2008 · Mis à jour 11 août 2019

Si l’on s’attache comme moi aux références, on se perdra ici à coups sûr : « Abraxas » est une formule magique de la Gnose Grecque et le nom d’un album de Santana à la superbe pochette en collage surréaliste. Mais peut-être la gnose se rapporte-t-elle au mystère qui entoure cette musique et la richesse des couleurs en collage à un univers foisonnant malgré un apparent minimalisme, et les collages aux couches musicales superposées avec soin. Le titre de l’album « Baraka Visions » s’inspire, pour « Baraka », d’’un mot soufi qui donne sont titre à plusieurs interludes courts et à un film de Ron Fricke. Jérôme Paressant est aux clarinettes (basse et Bb), à la guitare, et les lamelles de son kalimba (piano à pouces Africain) nous emmènent en Afrique dans « Origan », mais aussi en Asie sur « Zenn » et en Orient dans « Amor Fati », dans un tour du monde des fantasmes exotiques. La batterie live d’’Antoine Hefti en fait évoluer la dramaturgie de manière passionnante, avec parfois les nappes quelques acolytes électroniques comme Lena, Vadim Vernay, Hopen ou la voix sombre d’’Oldman, pour une sorte de Jazz teinté d’électro au naturel servi par des compositions intéressantes. Dès l’embarquement sur cet « Ocean Ship » flotte sur les bols tibétains en gongs Balinais frappé par les vagues de beats de Lena (Mathias Delplanque) répercutées par le dub où se déploie une clarinette basse lyrique à la Louis Sclavis.

Dans « Origan », rythmé par le kalimba africain, on pense davantage aux aventures Africaines de Sclavis dans « Carnets De Routes », Aldo Romano et Henri Texier mettant en musique les photographie de Guy Le Querrec. De Sclavis, Paressant a à la fois le mordant rythmique un peu free-Rock-Balkanique, et quand il le dépasse, les belles mélodies envoûtantes composées.

Dans « Zenn », le kalimba se fait asiatique sous l’’électro lent de boucles atmosphériques. On arrive à la croisée des chemins, à « Demosaurus Junction », croisement de cordes mixées, un de ces « Crossroads » ou Robert Johnson vendit son âme au diable pour le jeu d’’une telle guitare Bluesy électrique en slide autoroute poussée jusqu’à l’’électro, puis jusqu’’au crash des beats soutenant les clarinettes inquiétantes, criées.

Dans « Tabula Rasa », Vadim Vernay soutient la clarinette de plus en plus violente d’un film sonore de voix en manèges tournoyant, mixées, samplées, scratchées. On entre avec « Climax » dans l’œ’oeil du cyclone entourant de ses échos les lames du kalimba où la clarinette se fraie un passage vers le haut. Comme dans « Clarinettes » de Sclavis, elles créent à elles seules un univers très personnel, ces histoires sans paroles.

Dans « Mr Oldman Blues », la guitare et la clarinette au son soufflé très pur improvisent sur un fond d’’électro, qui se prolonge dans « Sémaphores Dub », aux vagues répétitives, crissées, grinçantes, inquiétantes.
Dans « Amor Fati » (« Amour du Destin tragique chez Nietzsche, mais aussi maison de disques de musiques improvisées ou enregistra Paul Rogers »), un Blues aux percussions orientales soutient la voix sombre à la Hugo Rage ou Kelly Joe Phelps d’’Oldman (Charles-Eric Charrier) .

« Shadow Connection » invite les miroitements électroniques et oiseaux mutants d’’Hopen (Childe Grangier) dans le paysage orchestré par le mât de la clarinette et du kalimba. Suit « L’Appel » de la clarinette comme du fond d’une forêt de percussions électro-ethniques. On peut parfois penser à cette clarinette à celle de Denis Colin, mais avec des moyens plus électroniques, quoique légers, ou à celle du groupe « Limousine », passée à l’’énergie hybride. Dans « Radio Adonaï », les souffles des clarinettes évoluent sur les ondes, les cordes crissées jusqu’’à trouver à la fin la pureté d’une kora Africaine.Enfin, « Asak Dream », l’’influence avouée d’’Akosh S (Szelevény) se fait ressentir dans la violence Balkanique. Bref, le dépaysement de ces folklores imaginaires est garanti et passionnant.

ABRAXAS PROJEKT « CosmiK »

TOHU-BOHU N°2 (Été 2005)
Nouvelle production d’ Abraxas Projekt après « Shakti », « Cosmik » réitère
l’odyssée électro-jazz du groupe de Jérôme Paressant, nous guidant sur des
chemins de traverse à la croisée du trip hop, de l’ambient, des musiques du
monde, du rock, du dub, des musiques improvisées… »O song » nous introduit
délicatement dans le bain : une boucle électro décolle doucement sur un
rythmique down-tempo relaxante. Plus évolutif, « L’alpha & l’omega » est une
longe marche de la méditation à la transe, de la contemplation au big bang
sonore, appuyé par sa clarinette déchaînée, son beat percutant et sa guitare
saturée à souhait. Jouant sur plusieurs registres « Breizh Tao » marie
heureusement consonances indienne et bretonnante dans une approche
résolument moderne. Actuel, intemporel et universel, « COSMIK » devrait donc
séduire les amateurs d’expérimentation zen.
Benoît Devillers

D-SIDE N° 28 (Mai-juin 2005)
ABRAXAS PROJEKT « CosmiK »
Le français Jérôme Paressant est un satané créateur d’ambiances. Après le
récent album thématique et solo An Ankou, accompagnant le spectacle An
Ankou, le Colloque des Morts, voici revenu son Abraxas Projekt avec cosmiK, un
second opus succédant (shakti, 2001) et largement aussi envoûtant que les
instrumentations précédentes. Le compositeur et clarinettiste confirme les
tendances dessinées par ses autres travaux : l’envie d’en découdre avec les
étiquettes à travers une dissolution salvatrice des genres (“Chatrix”), par la
grâce d’un collectif plutôt aguerri qui ne cesse d’ébaucher ambiances lunaires ou
aquatiques, prises entre fluctuations électro, lancinance trip-hop et souffle jazz
(“L’Alpha & l’Omega”). Ivresse de l’instant, douce, Abraxas Projekt n’assomme
pas, il enivre, coule son hypnose en des rythmiques linéraires et rondes
(“Eurys”) et planque un peu les voix de la transe, histoire peut-être de mieux
laisser crier le cuivre (“Ce que les aigles savent”). Du mélange jaillit, ainsi,
parfois le délectable.
Emmanuel Hennequin.

OCTOPUS (avril 2005)
ABRAXAS PROJEKT « CosmiK »
Voici un groupe français qui n’a ni froid aux yeux ni les oreilles engourdies !
Sous l’égide de Jérôme Paressant, multi-instrumentiste ( et également
romancier !) principalement tourné vers la clarinette mais également versé dans
l’électronique, Abraxas Projekt aborde l’electro-jazz d’une façon très
personnelle, par un versant ouvert sur des climats électriques et incantatoires.
Omniprésente, la clarinette apporte sa singularité de timbre et donne d’emblée
à l’ensemble une tonalité originale. Parfois veloutée, souvent grave, ou
carrément fulgurante et éblouie, elle traverse ainsi d’insolites espaces
réverbérés tissés par des programmations plutôt machiniques prenant parfois la
forme de marches processionnelles. A la clarinette font échos d’étranges
vocalises et une guitare « rypdalienne » aux sinuosités fluorescentes. Jazz
ethnique, funk ambient, rituel post-industriel, transes électro, les
directionnalités sont donc multiples et plus qu’un territoire clairement balisé, cet
album évoque une longue échappée vers un Est européen mouvant et sans
frontière. Longuement maturé, « Cosmik » fait suite à un premier album intitulé
« Shakti » publié en 2001 sur le label Prikosnovenie, prolongeant de façon assez
convaincante le sillon creusé par « An Ankou », envoûtant album solo de son
instrumentiste pivot, sorti il y a quelques mois à peine.
Bruno Heuzé

IMPROJAZZ (N° 116, juin 2005)
Le trio Abraxas Project bâtit sa musique sur l’opposition et la complémentarité
entre la clarinette et la section rythmique ( basse et/ou elg selon les
morceaux). Les accompagnements s’en tiennent strictement à leur rôle et
donnent une version très lisible du morceau que la clarinette exprime en
surplomb. Plus incisive ici que dans les disques de Jerôme Paressant
récemment chroniqués, elle emmène l´auditeur vers des sphères plus librement
inspirées du jazz et de l’improvisation. Elle survole ses compagnons et la
musique s’en trouve comme dédoublée, sous-titrée.
Ainsi divisée, elle semble souvent se placer ailleurs, avec une retenue qui lui
donne à la fois acceptabilité et vacuité : soyons clair, aucune critique de ma part
en écrivant cela. Cette musique fait montre d’une souplesse plastique obtenue
par un jeu de références musicales et une sorte de neutralisation des sonorités
et des harmonies. Comme un acteur, elle est capable de se prêter à bien des
rôles et des rêves. C´est (pour filer la métaphore) une musique de composition
qui sait se plier aux moments et aux circonstances. Encore une fois, rien de
négatif dans ces lignes, de l’admiration plutôt. La musique d’Abraxas Project se
place sans la moindre fadeur dans une esthétique du neutre (pas du minimal, il
y a beaucoup de musique et de notes).
La voix intervient sans paroles, se mêle souvent, à la musique et renforce
encore le jeu des références, évoquant le breton, le Kobaïen, ou encore la pure
rêverie d´une communication instantanée : une musique toute ouverte,
prenante à la mesure de l’effacement des musiciens et de la répétition des
écoutes.
Noël Tachet

JADE WEB (mai 2005)
Jérôme Paressant a, de mémoire, toujours refusé les étiquettes, privilégiant
une vision ouverte et transversale à sa musique. A cheval entre plusieurs
disciplines et genres (électronique/ trip-hop/Jazz/ ambiant/ rock/ musique
improvisée), sa musique est une évocation nuancée de l’ensemble de ces
genres, une retranscription personnelle de cet éventail. Oeuvrant à la manière
d’un impressionniste, il livre par nuances diffuses, sans contour défini, les
logiques de celles ci privilégiant tantôt une vision profondément ambiante et
climatique, s’octroyant tantôt de brèves incursions en territoire rythmique.
Accompagné de Philipe Martin, Michael Ruan et Frédéric Chaplain, ce petit
quatuor navigue avec sérénité et aisance dans les climats tempérés de labels
amis, depuis PRIKOSNOVENIE (sur lequel il a précédemment sorti 1 album, et
plusieurs collaborations) pour l’aspect onirique ou REALWORD, voire ECM pour
cette gravité plombée, qui donne par moment un caractère  » sacré  » à sa
musique. Même si quelques effets rythmiques enlèvent parfois leur attrait à
certains morceaux, il n’en demeure pas moins qu’il se dégage beaucoup
d’intensité de ce Cosmik, rappelant souvent les divagations d’Hector Zazou.
Julien Jaffre

JAZZMAN N°74 – Novembre 2001

ABRAXAS PROJEKT “Shakti” (Prikosnovénie, 2001)
Entouré de membres du collectif rennais STPO, le clarinettiste Jérôme Paressant
affiche un univers cousin des bruits et fureurs d’un Akosh S. Entre tentation
bruitiste et lyrisme échevelé, mélopées traditionnelles et énergie rock. Une
moitié de l’album est réalisée en solitaire, voix, guitares, et échantillonneur
venant assister les clarinettes. Les autres musiciens viennent à tour de rôle se
fondre dans l’univers de Jérôme Paressant. On sent une communauté de
pensée, mais il faudrait la structurer sur un matériau musical (compositions et
réalisation) plus exigeant pour franchir un cap novateur.
Alex Dutilh